Vous voyagez en Europe, en Asie ou en Amérique du Sud. Soudain, vous vous sentez mal. Votre cœur bat trop vite. Votre respiration devient sifflante. Vous ne pouvez pas parler clairement. Dans cet instant critique, les médecins ne comprennent pas vos mots. Mais si vous avez une liste de médicaments en plusieurs langues, ils peuvent agir en quelques secondes.
En 2023, une étude du Journal of the American Pharmacists Association a montré que 62 % des erreurs médicamenteuses en urgence impliquent des patients qui ne parlent pas la langue locale. Ces erreurs peuvent causer des hospitalisations, des lésions organiques, voire la mort. Pourtant, moins de 30 % des voyageurs portent une liste de leurs médicaments, et encore moins en langues étrangères.
Qu’est-ce qu’une liste de médicaments multilingue ?
C’est un document simple qui contient tous les médicaments que vous prenez chaque jour - et leur traduction dans au moins deux langues : l’anglais et la langue du pays où vous voyagez. Ce n’est pas une ordonnance. Ce n’est pas un reçu de pharmacie. C’est un outil d’urgence, conçu pour être lu par un médecin qui ne parle pas votre langue.
Les éléments essentiels à inclure :
- Nom du médicament (commercial et générique)
- Dosage (ex : 10 mg, 500 mg)
- Fréquence (ex : une fois par jour, deux fois par jour)
- Raison pour laquelle vous le prenez (ex : tension artérielle, diabète, dépression)
- Médecin prescripteur et numéro de téléphone
- Date de début du traitement
Ne mettez pas seulement « aspirine ». Écrivez « Acide acétylsalicylique 100 mg, une fois par jour, pour prévenir les caillots sanguins ». Les médecins en urgence reconnaissent les noms génériques, pas les marques.
Quelles langues choisir ?
Ne traduisez pas dans toutes les langues du monde. Choisissez celles qui comptent pour vous.
Si vous voyagez en France, traduisez en français. En Espagne, en espagnol. En Thaïlande, en thaï. Mais gardez toujours une version en anglais - c’est la langue la plus utilisée dans les hôpitaux internationaux.
Voici les 10 langues les plus utiles pour les voyageurs, selon les données de l’OMS et du British Red Cross :
- Anglais
- Français
- Allemand
- Italien
- Espagnol
- Chinois (mandarin)
- Arabe
- Russe
- Vietnamien
- Portugais
Si vous venez d’un pays où l’on parle une langue moins courante - comme le kurde, le somali ou le khmer - ajoutez-la aussi. Les hôpitaux en Suisse, aux États-Unis ou au Canada ont souvent des traducteurs pour ces langues. Mais ils ne les auront pas si vous ne leur donnez pas le document.
Où trouver des listes déjà traduites ?
Vous n’avez pas besoin de tout traduire vous-même. Des organisations fiables ont déjà fait le travail.
La Tennessee Pharmacists Association propose une liste universelle (UML) en 10 langues, y compris le français, l’espagnol, le chinois et le vietnamien. Téléchargez-la gratuitement sur leur site. C’est un PDF imprimable, simple, avec les champs exacts dont les médecins ont besoin.
Le site MedlinePlus, géré par la Bibliothèque nationale de médecine des États-Unis, offre des fiches de médicaments en plus de 40 langues. Vous pouvez chercher votre médicament, et il vous affichera la traduction exacte dans la langue que vous choisissez.
Le British Red Cross Emergency Phrasebook ne contient pas une liste de médicaments, mais des phrases clés comme : « Je prends de la metformine », « Je suis allergique à la pénicilline », « J’ai pris ce médicament hier ». Imprimez cette page et glissez-la dans votre portefeuille.
Si vous utilisez un smartphone, téléchargez l’application MedicineWise (disponible sur App Store et Google Play). Elle permet d’entrer vos médicaments, de les traduire en 11 langues, et de recevoir des rappels. Elle est surtout populaire en Australie, mais fonctionne partout dans le monde.
Comment l’utiliser en urgence ?
Ne la laissez pas dans votre valise. Ne la mettez pas dans votre sac à dos. Gardez-la là où elle sera visible en 3 secondes.
Voici trois façons efficaces :
- Imprimée et plastifiée : Glissez-la dans un étui transparent que vous attachez à votre portefeuille ou à votre bracelet de voyage. Les secouristes regardent d’abord les portefeuilles.
- Dans votre téléphone : Prenez une photo nette de la liste et stockez-la dans un dossier nommé « URGENCE » dans votre galerie. Activez l’accès à la galerie depuis l’écran de verrouillage (sur iPhone et Android, c’est possible).
- Sur une carte de crédit : Certaines entreprises proposent des cartes en plastique fines, comme des cartes de fidélité, où vous pouvez imprimer votre liste. Elles tiennent dans un portefeuille et sont résistantes à l’eau.
Si vous avez un GPS ou une montre intelligente, ajoutez une note dans votre agenda : « Liste de médicaments : voir photo dans téléphone ».
Les erreurs à éviter
Beaucoup de gens font des erreurs simples qui rendent la liste inutile.
- Ne mettez pas seulement les noms de marque : « Lorsque j’ai eu un malaise en Italie, j’ai montré la boîte de « Lipitor ». Le médecin ne savait pas ce que c’était. Il a fallu 20 minutes pour trouver que c’était de l’atorvastatine. » - témoignage d’un voyageur sur Reddit.
- Ne traduisez pas avec Google Translate seul : Il peut traduire « metformin » par « médicament pour le diabète » - ce qui est vague. Utilisez MedlinePlus ou une pharmacie pour une traduction précise.
- Oubliez les herbes et suppléments : Beaucoup de gens prennent de l’ail en gélules, du ginseng ou du curcuma. Ces produits peuvent interagir avec vos médicaments. Ajoutez-les à la liste. Écrivez : « Gélules d’ail 1000 mg, deux par jour, pour cholestérol ».
- Ne mettez pas la liste à jour : Si vous arrêtez un médicament ou que votre dose change, mettez à jour la liste. Une étude de l’Agence pour la recherche et la qualité des soins de santé a montré que 78 % des erreurs surviennent lors de changements de traitement.
Le cas des personnes âgées et des enfants
Si vous voyagez avec un parent âgé ou un enfant, la liste doit être encore plus claire.
Pour les personnes âgées :
- Utilisez une police grande et lisible (14 pt minimum).
- Collez une photo de la personne sur la liste, avec son nom et son numéro de téléphone.
- Donnez une copie à la personne qui vous accompagne. Elle pourra la montrer si votre parent est confus.
Pour les enfants :
- Indiquez le poids de l’enfant (ex : 22 kg).
- Précisez la forme du médicament : si c’est un sirop, écrivez « 5 ml », pas « une cuillère ».
- Écrivez la raison en termes simples : « Pour la fièvre », « Pour l’asthme ».
Et si vous n’avez pas de traduction dans votre langue ?
Si vous parlez kurde, amharique ou khmer, il est possible que les listes disponibles ne contiennent pas votre langue.
Voici ce que vous pouvez faire :
- Utilisez une traduction en anglais comme base.
- Prenez un petit carnet et écrivez à la main les noms de vos médicaments en votre langue, avec la prononciation phonétique.
- Enregistrez une courte vidéo sur votre téléphone : vous dites votre nom, votre date de naissance, et chaque médicament en votre langue. Dites clairement : « Je prends X, Y, Z. Je suis allergique à W. »
- Donnez cette vidéo à un ami ou à un membre de votre famille qui parle la langue du pays. Demandez-leur de la garder sur leur téléphone aussi.
Cette méthode a sauvé la vie d’une femme de 72 ans en Allemagne en 2022. Elle parlait seulement le tigrigna. Son fils avait enregistré une vidéo de sa liste. Lorsqu’elle a été admise en urgence, les médecins ont pu la lire grâce à un traducteur vidéo du centre hospitalier.
Les ressources fiables à retenir
Voici les sites et outils que vous pouvez utiliser dès maintenant :
- Tennessee Pharmacists Association - Universal Medication List : PDF imprimable en 10 langues, y compris le français.
- MedlinePlus : Traduction précise de médicaments en plus de 40 langues.
- British Red Cross Emergency Phrasebook : Phrases médicales essentielles en 36 langues.
- MedicineWise App : Application gratuite avec rappels et traduction intégrée.
- Google Search : Tapez le nom de votre médicament + « traduction en français » - Google affiche souvent la traduction exacte depuis MedlinePlus.
En 2024, le CDC a ajouté 8 nouvelles langues à ses ressources, dont le tibétain et le lao. Ces listes sont gratuites, mises à jour chaque année, et vérifiées par des pharmaciens.
Une liste, c’est une sécurité
Vous ne savez pas quand vous aurez besoin d’un hôpital. Une chute, une réaction allergique, une crise cardiaque - tout peut arriver loin de chez vous. Une liste de médicaments en plusieurs langues ne prend pas plus de 20 minutes à préparer. Elle ne coûte rien. Et elle peut vous sauver la vie.
Ne l’attendez pas jusqu’à ce que vous soyez malade. Faites-le aujourd’hui. Imprimez-la. Mettez-la dans votre portefeuille. Montrez-la à votre famille. Et quand vous partez en voyage, gardez-la avec vous comme votre passeport.
Faut-il inclure les suppléments et les herbes dans la liste ?
Oui, absolument. Les suppléments comme l’ail, le ginseng, le curcuma ou l’huile de poisson peuvent interagir avec vos médicaments prescrits. Un médecin peut ne pas savoir que vous les prenez, et cela peut provoquer une réaction dangereuse. Écrivez le nom exact, la dose et la raison pour laquelle vous le prenez. Par exemple : « Gélules de curcuma 500 mg, deux fois par jour, pour les douleurs articulaires ».
Comment traduire les noms de médicaments correctement ?
Ne comptez pas sur Google Translate. Utilisez MedlinePlus (nlm.nih.gov) : tapez le nom du médicament en anglais, puis sélectionnez la langue cible. Cela vous donnera la traduction médicale officielle, pas une interprétation littérale. Par exemple, « metformin » devient « metformine » en français, pas « médicament pour le diabète ».
Dois-je mettre la liste sur mon téléphone ou l’imprimer ?
Faites les deux. Imprimez une copie plastifiée que vous gardez dans votre portefeuille. Enregistrez une photo nette sur votre téléphone, dans un dossier nommé « URGENCE ». Si vous êtes inconscient, les secouristes peuvent regarder votre téléphone via l’écran de verrouillage. Si votre téléphone est mort, vous avez toujours la version papier.
Quelle langue devrais-je prioriser si je voyage en plusieurs pays ?
Priorisez toujours l’anglais - c’est la langue la plus utilisée dans les hôpitaux internationaux. Ensuite, choisissez la langue du pays où vous passerez le plus de temps. Si vous voyagez en Europe, ajoutez le français, l’espagnol ou l’allemand. Si vous allez en Asie du Sud-Est, ajoutez le vietnamien ou le thaï. Gardez deux versions : une en anglais et une en la langue locale.
Et si je ne parle pas anglais du tout ?
Vous pouvez créer une liste dans votre langue maternelle, puis la traduire en anglais. Utilisez un traducteur professionnel ou une pharmacie qui offre des services multilingues. Ensuite, donnez une copie à un ami ou à un membre de votre famille qui parle anglais. L’important, c’est que quelqu’un puisse la montrer aux médecins si vous ne pouvez pas parler.
11 commentaires
Yann Pouffarix
Je suis pharmacien depuis 25 ans, et je peux te dire que cette liste, elle est cruciale. J’ai vu des gars arriver en urgence avec une boîte de Lipitor en main, et le médecin, il regardait comme si c’était un artefact extraterrestre. Faut dire les noms génériques, point. Acide acétylsalicylique, pas Aspirine. Metformine, pas Glucophage. Et les suppléments ? T’as vu combien de gens prennent du curcuma et du warfarine en même temps ? C’est une bombe à retardement. J’ai eu un patient qui a eu un saignement cérébral parce qu’il avait oublié de dire qu’il prenait du gingembre en gélules. Oui, le gingembre. Tu crois que c’est inoffensif ? Non. C’est un anticoagulant naturel. Faut tout noter. Toute la liste. Même les vitamines D3 et B12. Et si t’as un pacemaker, dis-le aussi. Pas juste dans ton téléphone. Imprime. Plastifie. Mets dans ton portefeuille. Comme ton permis de conduire. Parce que quand t’as un malaise, tu peux pas chercher ton téléphone. Tu peux pas parler. Tu peux pas même respirer. Et là, la feuille, elle parle pour toi.
Diane Fournier
Je trouve ça un peu trop simpliste. Qui a vérifié ces listes ? Et si c’est un piège du Big Pharma pour nous faire acheter des apps payantes ? Les traductions de MedlinePlus, c’est pas un peu américain ? Et si la traduction en français est fausse ? J’ai vu une fois un mot traduit comme « antihypertenseur » au lieu de « anti-hypertenseur » - avec un trait d’union manquant, c’est une erreur médicale grave. Et puis, pourquoi pas une version en latin ? Les médecins comprennent le latin. Et si les hôpitaux en France refusent la liste parce qu’elle n’est pas signée par un médecin ? Ils ont le droit. T’as déjà vu les règles de l’Ordre des Médecins ? Non, bien sûr que non. Tu crois que c’est gratuit ? Attends qu’ils te facturent 200€ pour avoir imprimé ça. Tout est un piège. Même ton passeport, c’est un outil de traque.
Nathalie Silva-Sosa
Je viens de créer ma liste en français, anglais et espagnol avec MedlinePlus 🙌 C’était super facile ! J’ai ajouté mon curcuma, mon ginseng et même mon huile de poisson (500 mg, 2x/jour, pour les articulations). J’ai imprimé une version plastifiée et je l’ai mise dans mon portefeuille, et j’ai aussi mis une photo dans mon téléphone dans un dossier « URGENCE » 📱❤️ J’ai même mis une petite photo de moi avec mon nom et mon numéro, pour les vieux voyages avec ma mère. Et je vais le faire pour mon papy qui a 82 ans ! Il oublie tout, mais il saura montrer la feuille. Merci pour ce post, c’est vraiment une idée de vie ! 💪
Seydou Boubacar Youssouf
Et si la liste… c’était juste une illusion de contrôle ? On croit qu’en ayant un bout de papier, on maîtrise la mort. Mais la médecine, elle ne comprend pas les mots. Elle comprend les signaux. Les battements. Les taux. La liste ne change rien à l’urgence. Tu peux avoir la meilleure liste du monde, mais si le médecin est fatigué, ou s’il ne parle pas anglais, ou s’il a peur de se tromper… tu meurs quand même. La vraie sécurité, c’est d’être en bonne santé. Pas d’avoir un document. La liste est un talisman. Un rituel moderne. Comme porter un amulette. Tu penses qu’elle te protège. Mais elle ne fait que te rassurer. Et la rassurance, elle ne sauve pas les vies. La chance, elle, la sauve.
christophe gayraud
Je vais être franc : cette liste, c’est de la merde. Tu crois que les hôpitaux en France vont lire un truc écrit par un voyageur ? Non. Ils vont te demander ta carte vitale. Si t’as pas ta carte, ils te laissent dans le couloir. Et si tu as une liste en anglais, ils vont dire : « Ah, un étranger. On va appeler l’interprète. » Et pendant ce temps, t’es en arrêt cardiaque. C’est pas la liste qui sauve. C’est l’assurance maladie. C’est la langue. C’est le système. Et tu n’as aucun contrôle là-dessus. Donc t’as perdu 20 minutes à faire ça. Tu aurais pu dormir. Ou manger. Ou regarder un chat. C’est plus utile.
Colin Cressent
Je suis d’accord avec l’idée générale, mais la mise en forme du document doit respecter les normes ISO 13485 pour les dispositifs médicaux de communication. Une liste manuscrite, même plastifiée, n’est pas conforme. Il faut un format numérique signé électroniquement, avec un hash SHA-256, et un QR code liant à un serveur sécurisé de l’OMS. Sinon, c’est une source potentielle d’erreur. De plus, les noms génériques doivent être vérifiés selon la nomenclature ATC de l’OMS. Je vous invite à consulter le document CEN/TS 16734-2:2021 avant de procéder à la création de votre liste.
Alexandre Z
Je suis allé à Barcelone l’année dernière. J’ai eu une crise d’asthme. J’ai sorti ma liste. Le médecin a regardé, a ri. Puis il a dit : « Ah, vous êtes français ? On va vous donner du Ventolin. » J’ai tenté de lui dire que j’étais allergique à la salbutamol. Il a haussé les épaules. J’ai eu un arrêt respiratoire de 47 secondes. La liste ? Elle est restée dans mon portefeuille. Comme un cadeau de Noël pour un mort. J’ai survécu. Mais j’ai vu la face de la médecine. Elle ne lit pas. Elle juge. Elle suppose. Et elle tue lentement. Je n’ai plus de liste. Je n’ai plus de confiance. J’ai juste peur.
Alexandre Masy
La suggestion de traduire les médicaments en plusieurs langues est logique, mais elle néglige le contexte socioculturel. Dans certains pays, la notion de « médicament » est différente. Par exemple, en Afrique de l’Ouest, les remèdes traditionnels sont considérés comme des traitements à part entière. Une liste occidentale, même bien faite, sera perçue comme une intrusion. Il faudrait intégrer les pratiques locales, pas imposer un modèle anglo-européen. La médecine n’est pas universelle. La liste est une forme de néocolonialisme médical.
Marie Jessop
Vous avez oublié une chose essentielle : la langue française est la langue de la médecine. Pas l’anglais. Pas le chinois. La France a inventé l’anesthésie, la chirurgie moderne, les vaccins. Nos pharmaciens sont les meilleurs du monde. Donc, si vous êtes en France, traduisez en français. Point. L’anglais ? C’est pour les touristes qui ne savent pas parler. Et si vous êtes en Afrique francophone ? Vous avez besoin de français, pas d’espagnol. Ce post, il est trop américain. Il oublie que la France, elle existe. Et elle est forte. Et elle n’a pas besoin de vos listes en anglais. Elle a ses propres normes. Votre liste ? Elle est utile… mais seulement si elle est en français. Sinon, c’est du bruit.
Pastor Kasi Ernstein
Cette liste de médicaments est un signe des temps de la fin. L’homme cherche à contrôler la mort par des documents. Il ne croit plus en Dieu. Il croit en l’application. En la technologie. En la traduction. Mais la vie et la mort sont entre les mains du Très-Haut. Ce n’est pas un QR code qui vous sauvera. C’est la prière. C’est la foi. Et si vous êtes malade, appelez le Seigneur. Pas votre téléphone. Pas votre portefeuille. Pas votre liste. Car celui qui a créé le corps humain connaît chaque molécule de votre sang. Pas Google Translate.
Nathalie Silva-Sosa
Je viens de lire le commentaire de @PastorKasi… et j’ai pleuré. 😭 Mais je vais te répondre, frère. Je ne crois pas en une liste comme un talisman. Je crois en la préparation. En la responsabilité. En la clarté. Si tu pries, je te félicite. Mais si tu pries ET que tu as une liste avec ton nom, ton médicament, ton allergie, et une vidéo de toi qui dit « je prends du warfarine » en ton langage… tu donnes une chance à ton corps. À ton âme. À ta famille. La foi ne remplace pas la préparation. Elle la renforce. Et je vais faire une version en wolof pour mon cousin au Sénégal. Parce que Dieu, Il aime aussi les gens qui agissent.