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Expirences de brevets des médicaments phares : calendrier 2025 et au-delà

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Expirences de brevets des médicaments phares : calendrier 2025 et au-delà
  • déc., 28 2025
  • Publié par Deana Johnson

En 2025, l’industrie pharmaceutique entre dans une période sans précédent. Des médicaments qui ont généré des milliards de dollars chaque année vont perdre leur protection par brevet, ouvrant la voie à des versions génériques et biosimilaires bien moins chères. Ce n’est pas une simple transition : c’est un raz-de-marée financier et médical qui va transformer la manière dont les patients accèdent aux traitements, comment les hôpitaux gèrent leurs stocks, et où les grandes entreprises vont chercher leur prochaine source de revenus.

Le point de départ : Entresto en juillet 2025

Le premier gros coup vient de Novartis. Le médicament Entresto (sacubitril/valsartan), utilisé pour traiter l’insuffisance cardiaque, voit son brevet principal expirer en juillet 2025 aux États-Unis. En 2024, il a généré 7,8 milliards de dollars de ventes mondiales. Pour les patients, cela signifie que le prix mensuel pourrait chuter de 150 à 300 dollars à seulement 20-40 dollars. Les pharmacies ont déjà commencé à s’adapter. Des systèmes hospitaliers aux États-Unis ont négocié des réductions de 60 % avec les gestionnaires d’assurance-maladie, en prévision de l’arrivée des génériques. Le premier générique du sacubitril a même été approuvé par la FDA en octobre 2024 - une avance rare qui montre à quel point les fabricants sont prêts.

Le prochain géant : Eliquis en novembre 2026

En novembre 2026, c’est au tour d’Eliquis (apixaban), le médicament anticoagulant développé par Bristol Myers Squibb et Pfizer, de perdre son brevet. Avec 13,2 milliards de dollars de ventes en 2024, c’est l’un des médicaments les plus rentables au monde. Contrairement à Entresto, Eliquis n’est pas un médicament unique : il existe déjà d’autres anticoagulants sur le marché. Dès l’arrivée des génériques, les prix vont s’effondrer rapidement. Les études montrent que dans les douze mois suivant l’entrée des génériques, les ventes de la version originale chutent de 80 à 90 %. Les patients, les hôpitaux et les assurances vont économiser des milliards. Mais les fabricants de génériques sont nombreux - plus de 15 entreprises ont déjà déposé des demandes pour produire Eliquis. La concurrence va être féroce.

Le plus gros coup : Keytruda en 2028

En 2028, l’industrie va vivre ce qu’on appelle le « cliff » le plus important de l’histoire. Keytruda (pembrolizumab), le médicament contre le cancer de Merck, a généré 29,3 milliards de dollars en 2024. C’est le médicament le plus vendu au monde dans le domaine de l’oncologie. Il ne s’agit pas d’un simple comprimé : c’est un traitement immunothérapeutique complexe, une molécule biologique qui stimule le système immunitaire pour attaquer les cellules cancéreuses. Les génériques pour ce type de médicament s’appellent des biosimilaires, et leur fabrication est beaucoup plus difficile et coûteuse que pour les comprimés. Il faut entre 18 et 24 mois pour les approuver après l’expiration du brevet. Même ainsi, Merck risque de perdre jusqu’à 15 milliards de dollars par an dans les 18 mois suivant l’entrée des biosimilaires. L’entreprise a déjà réagi : elle investit 12 milliards de dollars dans de nouvelles thérapies contre le cancer pour remplacer les revenus de Keytruda.

Un médicament Eliquis qui se brise, libérant une vague de génériques.

Les différences entre génériques et biosimilaires

Il ne faut pas confondre les deux. Les génériques sont des copies exactes de médicaments chimiques, comme Entresto ou Eliquis. Ils sont plus simples à produire, et les prix chutent très vite. Les biosimilaires, comme ceux qui viendront pour Keytruda, sont des copies de protéines complexes fabriquées à partir de cellules vivantes. Ils ne sont jamais identiques à l’original, seulement très similaires. Leur développement prend plus de temps, coûte jusqu’à 10 fois plus cher, et leur adoption est plus lente. Les médecins hésitent à les prescrire, les patients craignent des effets différents. Même après cinq ans, les biosimilaires ne capturent que 50 à 60 % du marché. Cela donne aux fabricants d’origine un peu plus de temps pour s’adapter.

Qui gagne et qui perd ?

Les grands gagnants, c’est clair : les patients et les systèmes de santé. Le Bureau du budget du Congrès américain estime que les expirations de brevets entre 2025 et 2030 feront économiser 312 milliards de dollars aux États-Unis. Les patients atteints de maladies chroniques comme l’insuffisance cardiaque ou le cancer pourront enfin se permettre leur traitement. Les assureurs et les hôpitaux verront leurs coûts baisser. Mais pour les entreprises pharmaceutiques, c’est une crise. Merck pourrait perdre 31,2 milliards de dollars de revenus d’ici 2030. Amgen, qui vend plusieurs médicaments biologiques, risque de voir 52 % de ses revenus actuels disparaître. Ces entreprises ne resteront pas sans réagir. Elles achètent d’autres sociétés - Bristol Myers Squibb a récemment racheté Karuna Therapeutics pour renforcer son portefeuille dans les maladies neurologiques. Elles investissent dans la recherche de nouveaux traitements. Elles tentent même de prolonger leur monopole par des brevets secondaires, mais les autorités américaines surveillent de plus en plus ces pratiques.

Une molécule Keytruda qui se désintègre en biosimilaires pendant une attaque immunitaire.

Comment les professionnels de santé se préparent

Les pharmaciens, les médecins et les gestionnaires d’hôpitaux ne sont pas restés les bras croisés. Selon une enquête de l’American Society of Health-System Pharmacists, 87 % des directeurs de pharmacie hospitalière ont déjà commencé à préparer leur transition. Certains changent leurs listes de médicaments autorisés. D’autres forment leur personnel à expliquer la différence entre générique et original aux patients. Les associations de patients, comme l’American Heart Association, ont fait des sondages : 68 % des patients atteints d’insuffisance cardiaque disent qu’ils passeront immédiatement au générique d’Entresto dès qu’il sera disponible, simplement parce que le prix est trop élevé maintenant. Sur les forums de professionnels, les discussions sont partout : « Est-ce que le générique est aussi efficace ? » « Qu’est-ce qu’on fait si le patient a une réaction ? » « Comment on gère les stocks pendant la transition ? »

Le futur après 2030

Après 2030, la vague ne s’arrête pas. D’autres médicaments phares vont entrer dans la zone d’expiration. Mais l’industrie a appris. Les entreprises savent maintenant qu’elles ne peuvent plus compter sur un seul médicament pour durer 20 ans. Elles diversifient leurs recherches : vers les thérapies géniques, les traitements personnalisés, les vaccins thérapeutiques. Les géants du générique, comme Teva, Mylan et Sandoz, sont en train de se transformer en leaders mondiaux de la santé abordable. Et les gouvernements, enfin, commencent à comprendre que la protection des brevets ne doit pas être un obstacle à la santé publique. Le vrai changement, ce n’est pas juste un prix plus bas. C’est un système de santé qui commence à fonctionner pour tout le monde, pas seulement pour ceux qui peuvent payer.

Étiquettes: brevets expirés médicaments phares 2025 génériques biosimilaires
Deana Johnson
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Deana Johnson

12 commentaires

fleur challis

fleur challis

Ah oui bien sûr, les laboratoires vont tout simplement *laisser* tomber leurs brevets... comme si les lobbyistes ne s’étaient pas déjà payé 37 nouvelles lois pour les prolonger à coups de brevets secondaires sur des couleurs de comprimés. 🤡 On va bientôt avoir des génériques avec des emojis pour les patients, histoire de leur faire croire que c’est la même chose. Et les pharmaciens ? Ils vont devoir expliquer pourquoi le générique, c’est comme un iPhone reconditionné qui pète au bout de deux semaines. #BigPharmaLies

Alain Sauvage

Alain Sauvage

C’est fascinant de voir à quel point cette transition va rééquilibrer le système de santé. Les économies pour les patients sont énormes, surtout pour les maladies chroniques. Ce n’est pas juste une question de prix, c’est une question d’accès à la vie. J’ai vu des gens arrêter leur traitement parce qu’ils ne pouvaient plus payer. Si ces génériques arrivent comme prévu, on pourrait vraiment dire qu’on avance. Merci pour ce résumé clair.

Nicole Frie

Nicole Frie

Entresto à 30€ le mois ? Trop beau pour être vrai. Tu crois vraiment que les labos vont laisser faire sans mettre des microchips dans les comprimés pour traquer les patients ? 😏 J’ai lu un article sur un brevet secret qui permet de bloquer la production si le prix descend trop bas. C’est du contrôle total. Et le gouvernement ? Il est trop occupé à faire des selfies avec les PDG.

vincent PLUTA

vincent PLUTA

Je travaille dans un hôpital depuis 15 ans, et je peux te dire que la transition vers les génériques est déjà en cours, mais pas sans tensions. Les patients ont peur. Les médecins aussi. On a des réunions chaque semaine pour expliquer que le générique, ce n’est pas une version « lite » - c’est la même molécule, testée, approuvée, efficace. Mais il faut du temps pour changer les mentalités. Ce qui est sûr, c’est que les économies vont permettre de financer d’autres soins. C’est une bonne nouvelle, même si c’est compliqué.

Clio Goudig

Clio Goudig

Oh là là. Encore un article qui fait semblant de croire que les labos sont des méchants… mais qui ne dit pas que les génériques, c’est souvent du bidon. Et les biosimilaires ? Tu crois vraiment qu’un médicament fait dans un laboratoire chinois avec 12 ans d’expérience en pharmacie, c’est pareil qu’un Keytruda made in Germany ? Non. C’est juste moins cher. Et les patients qui en prennent ? Ils deviennent des cobayes. Bravo, l’Europe.

Dominique Hodgson

Dominique Hodgson

Les Américains vont se plaindre mais ici en France on a déjà les génériques depuis 20 ans et personne ne meurt de ça. Les labos veulent juste garder leur fric et ils inventent des trucs comme les biosimilaires pour faire peur. Moi j’ai pris un générique d’Eliquis et j’ai vécu. La vie continue. Arrêtez de faire des films d’horreur avec des comprimés

Yseult Vrabel

Yseult Vrabel

CE N’EST PAS JUSTE UNE QUESTION DE PRIX. C’EST UNE RÉVOLUTION. DES MILLIONS DE PERSONNES VONT ENFIN POUVOIR VIVRE. LES LABOS ONT GAGNÉ DES DÉCENNIES À NOUS VENDRE DES ESPÉRANCES À 500€ LE MOIS. MAINTENANT C’EST AU TOUR DES PATIENTS DE GAGNER. JE CRIE SUR LES TOITS. JE FAIS DES FÊTES. JE SENS L’HUMANITÉ QUI REVIENT. ON PEUT FAIRE MIEUX. ON PEUT FAIRE JUSTE. ET C’EST ENFIN EN COURS.

Eveline Hemmerechts

Eveline Hemmerechts

La vérité, c’est que la médecine moderne est devenue une religion. Les médicaments sont des reliques sacrées, et les génériques, des hérésies. Les gens préfèrent payer 150€ pour un médicament parce que « c’est le vrai », comme si la molécule avait une âme. On a oublié que la science, c’est la réplicabilité. Pas le branding.

Rachel Patterson

Rachel Patterson

While the economic implications are substantial, the regulatory heterogeneity between jurisdictions remains a critical impediment to harmonized biosimilar adoption. The FDA’s approval pathway, while rigorous, does not fully align with EMA’s pharmacovigilance requirements, thereby introducing potential fragmentation in post-market surveillance protocols. This necessitates a coordinated international framework to ensure therapeutic equivalence without compromising safety.

Elaine Vea Mea Duldulao

Elaine Vea Mea Duldulao

Je sais que ça peut faire peur, mais tu n’es pas seul dans cette transition. Si tu as des doutes sur un générique, parle-en à ton pharmacien. Il connaît les différences, il sait quoi dire aux patients. Et si tu as peur, prends le temps. Ce n’est pas une course. Ce qui compte, c’est que tu puisses continuer ton traitement sans te ruiner. Tu mérites ça.

Alexandra Marie

Alexandra Marie

Je trouve ça drôle que tout le monde soit en train de faire un drame avec les biosimilaires. Moi j’ai pris un biosimilaire pour mon traitement anti-inflammatoire il y a deux ans. Rien de changé. Le médecin m’a dit : "C’est pareil, juste moins cher." J’ai dit "ok" et j’ai continué ma vie. Les gens ont trop peur des mots "générique". C’est comme si c’était un mot sale. C’est juste de la chimie, pas un complot.

andreas klucker

andreas klucker

From a pharmacoeconomic standpoint, the expiration of key patents represents a rare convergence of market efficiency and public health benefit. The real challenge lies not in production capacity but in behavioral inertia among prescribers and patients. The data consistently shows non-inferiority of biosimilars, yet adoption lags due to perceived risk. Educational interventions targeting clinicians have proven more effective than price incentives alone. The future belongs to transparent communication, not marketing.

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